Les relations entre un homme et une femme sont encore empreintes de l’ancestral patriarcat. Les violences physiques infligées aux femmes en attestent. Mais il existe une autre forme de violence, plus pernicieuse et insidieuse. La violence psychologique.
   Liberticides est un récit, une histoire de l’emprise et de la manipulation que peut exercer un homme sur une femme.
   La violence invisible est destructrice. Sans traces, elle est impossible à dénoncer et enferme la victime dans une prison de peurs inconnues. Il s’agit bien d’une victime, prise dans la toile tissée peu à peu par celui qui veut la contrôler. Depuis les jours heureux des premiers émois, s’installe la manipulation. Une façon d’agir sournoise qui alterne les temps de bonheur, d’amour et de pardon avec des mots répétés, des gestes semblants anodins, qui se cumulent, s’amplifient au fil des jours pour faire son nid, profitant des failles créées par une éducation patriarcale, dans l’esprit de la femme. Ainsi conditionnée, elle en vient à approuver ce qui la détruit. L’assassinat de la liberté. L’emprise installée, l’impact psychologique est un précipice où les hurlements s’étouffent. La femme s’efface dans cette relation. Elle n’a plus d’existence propre. L’ego englouti, elle est en dehors d’elle même. Elle se sent impuissante. Mais un combat intérieur se joue : le désir de survie. L’inconscient crie de fuir. Le conscient est sourd. Début d’un mal être dont elle pense être la cause. Une culpabilité qui ne fait qu’intensifier son apparente fragilité face à la puissance masculine et entretient le cercle vicieux. S’abîmant intérieurement.
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